31 Décapage. HAUT DE PAGE 3.1.1 Structure de la calamine de la bande à chaud. Rappelons que nous n’étudions que le cas des bandes en aciers doux à bas carbone qui ont une structure auto-recuite après laminage à chaud.. La structure à froid de la calamine éliminée au décapage diffère normalement de la structure à chaud, car FeO est instable au-dessous de
1Tg99. Cet élément est la seconde partie de notre publication du 28 Janvier 2019 qui traite de la GESTION TECHNICO-ECONOMIQUE D’UNE ACTIVITE DE PRODUCTION animale et plus généralement végétale, maraîchère, horticole, sylvicole, piscicole ou de transformation agroalimentaire. A l’instar de l’approche du thème dans la publication précédente, nous avons encore une fois essayé de rester simple, basique et concret sur les aspects de coûts et de compétitivité des exploitations agricoles pour une appréhension aisée par le plus grand nombre. Avant toute chose, nous tenons à clarifier qu’il s’agit de principes de gestion spécifiques au monde agricole et qui ne sont ni exhaustifs, ni exclusifs ; notre objectif est de partager l’information et de sensibiliser sur certains aspects qui parfois échappent aux promoteurs et qui peuvent être source de baisse ou de faible productivité ou carrément d’échec. Chacun pourra y puiser des éléments afin de mettre plus de chances de son côté à la création de son exploitation pour ceux qui souhaitent s’engager dans l’Agriculture en général, et quant à ceux qui y sont déjà engagés, nous espérons qu’ils y trouveront une source d’inspiration additionnelle. PREAMBULE D’aucuns disent que LA TERRE NE MENT JAMAIS… » ; Cependant, cette assertion ne saurait être vraie à notre humble avis que si l’on rajoute l’extension …A CONDITION DE SAVOIR BIEN S’Y PRENDRE. ». Pourquoi ? Parce qu’il y a des fondamentaux minima à savoir et à prendre obligatoirement en compte pour réussir la conduite d’une activité agricole. Aussi, tenons-nous, avant de continuer, à apporter trois clarifications fondamentales qui sont des spécificités majeures propres à l’activité agricole. A- LES 3 CARACTERISTIQUES DE TOUTE ACTIVITE AGRICOLE 1- ATOMICITE DE LA PRODUCTION il y a une foultitude de producteurs éparpillés un peu partout sur chaque territoire, dans chaque pays ; 2- INCERTITUDE RELATIVE A LA PRODUCTION l’activité agricole présente toujours un facteur incertitude » impactant plus ou moins le rendement et donc l’économie ; 3- RECOURS A L’ETRE VIVANT l’agriculteur, tout acteur du monde agricole travaille avec du vivant que ce soit végétal ou animal, c’est une matière vivante ça peut tomber malade, avoir froid, avoir chaud, être déshydraté, souffrir de malnutrition, avoir faim etc… et cela compte !!! B- LES 4 CARACTERISTIQUES DES PRODUITS AGRICOLES 1- CARACTERE PERISSABLE les denrées agricoles sont plus ou moins hautement périssables dans des délais plus ou moins courts c’est un paramètre à intégrer et maîtriser ; 2- CARACTERE PONDEREUX les denrées agricoles sont plus ou moins lourdes quand il s’agit de les transporter d’un point A à un point B…donc l’état des routes et pistes peuvent dégrader la qualité finale du produit à présenter au client et par conséquent, il faut forcément penser aux conditionnements primaire ou définitif avant tout chargement pour le transport sinon la plus petite dépréciation impactera négativement sur le prix de vente du produit et donc l’économie ; 3- OFFRE VARIABLE EN QUANTITE ET QUALITE la multiplicité des producteurs voir ci-dessus le point relatif à l’atomicité de la production implique forcément une variabilité plus ou moins grande de la production autant en qualité qu’en quantité ; 4- CARACTERE DE MATIERES PREMIERES POUR L’INDUSTRIE DE LA TRANSFORMATION les denrées agricoles peuvent constituer à un moment ou un autre des matières premières pas que pour l’industrie agroalimentaire mais pour les industries en général marché cible, l’industrie vient concurrencer l’alimentation humaine et provoque une modification de la configuration type du marché à des moments donnés. C- LES 3 CARACTERISTIQUES DE LA DEMANDE EN PRODUITS AGRICOLES 1- ATOMICITE DE LA DEMANDE la demande est éparse, permanente, plus ou moins constante variable en taille mais également en profondeur, tous les segments du marché sont affectés ; 2- EXIGENCE DES CONSOMMATEURS la demande en produit de qualité ne cesse de s’accroître surtout depuis les années 2000 avec l’émergence d’une importante classe moyenne de plus en plus exigeante dans les grandes villes africaines ; 3- REVENUS le niveau de revenu des consommateurs couvre le panel complet de la population du plus fortuné à l’indigent. Dans un monde devenu global, penser à sa petite échelle est illusoire ; se le permettre, c’est garantir prestement son échec. Les exploitations de petites tailles souffrent déjà des effets de la globalisation autant que les grandes même si ces dernières peuvent mieux s’en sortir. Il est donc indispensable de penser globalement quand l’on décide de s’investir dans telle ou telle spéculation. Etant donné la perméabilité de nos frontières, l’absence de lois assurant une protection minimale aux producteurs locaux et quand elles existent leur non application diligente, et chose incroyable, la préférence des africains eux-mêmes aux produits primaires mais aussi manufacturés fabriqués hors du continent, il est crucial d’élever localement le niveau de qualité et d’assurer la disponibilité des produits en quantité sur TOUS LES SEGMENTS du marché. Ainsi donc, après le choix du site d’installation et de l’activité ou des activités à mener voir notre publication du 28 Janvier 2019, la non prise en compte de ces trois points majeurs A, B et C ci-dessus détaillés lors du dimensionnement de l’activité et du fine tuning » du ciblage de la clientèle par produit faussera indubitablement les projections financières et impactera plus ou moins sérieusement la sérénité dans la conduite de l’exploitation à terme. LES FACTEURS DE COUT DE PRODUCTION ET LA STRATEGIE POUR UNE BONNE COMPETITIVITE Trois observations 1- Plusieurs éléments rentrent en considération dans la détermination du coût de production ; 2- Toutes les charges/dépenses doivent absolument être prises en compte lors de la détermination du coût de production de tout produit quel qu’il soit ; 3- Etant donné les spécificités propres à chaque spéculation, il est crucial d’identifier systématiquement les principales charges et d’y prêter grande attention On n’en parle pas souvent mais en agriculture, la proactivité et l’un des facteurs menant au succès. Etre proactif dans la gestion des charges lourdes améliorera la compétitivité globale de l’exploitation ou de l’activité. Selon les cas, ces charges lourdes peuvent être – L’alimentation seules la technicité et l’ingéniosité de l’éleveur peuvent permettre de la gérer de manière optimale [élaborer sa propre provende ou l’acheter ? – nous y reviendrons dans un autre article] ; – Les matières premières achat d’animaux, de semences, de matières premières nutrition animale; au dimensionnement, le poids de ces intrants doit faire l’objet d’une attention particulière quantité, période optimale d’acquisition selon un planning de production ou selon les périodes de baisse des prix sur les marchés car ils peuvent plomber » la trésorerie de l’exploitation tout simplement ; – L’amortissement des investissements faire des investissements judicieux, adaptés au milieu technologie embarquée dans les installations et/ou équipements et au niveau de production que l’on veut atteindre à terme ; – La rémunération la qualité, l’expertise et la disponibilité de la main d’œuvre les animaux et les plantes ne connaissent pas de jours fériés, ni les retards à la prise de service à cause de la pluie ou d’une panne mécanique ou encore d’une maladie etc ; [C’est un aspect que beaucoup de promoteurs négligent ; or, c’est une question de survie !] ; – Le transport la mauvaise adéquation de certains éléments [type d’activité – site d’installation – localisation des fournisseurs et de la clientèle] peut constituer un facteur de coût pouvant impacter la rentabilité de l’exploitation dès le début ou à terme selon les cas ; – Les produits vétérinaires la technicité de l’éleveur la mise en œuvre d’un plan de prophylaxie adapté à mon milieu, le niveau d’hygiène de l’exploitation, le niveau de résistance de la souche choisie etc entrent en jeu dans la maîtrise de cette ligne de charges [ce qui marche pour le voisin n’est pas forcément ce qui est adapté à mes réalités et mes objectifs – le copier-coller » ne marche pas à tous les coups ici] ; – Les produits phytosanitaires ici également, c’est la technicité du producteur bonne connaissance de la spéculation, bonne maîtrise des principales maladies affectant la culture selon les phases végétatives et la période de l’année et sa bonne connaissance du milieu qui lui permettront de minimiser les coûts en produits phytosanitaires. Si l’exploitation conduit simultanément plusieurs spéculations animales et/ou végétales, il est important de savoir approximativement tout au moins les quantités et volumes à affecter par produit ou type de charges servant à la production de ces spéculations à la fois. PROCEDURE DE DETERMINATION DU COUT DE PRODUCTION Pour déterminer le juste coût de production, il faut toujours garder en esprit que a- Il faut connaître les normes et standards de la production et si possible, les performances intrinsèques à la race/souche élevée ou la variété cultivée ; b- Il faut au moins une à deux années de production continue pour pouvoir déterminer le JUSTE COUT DE PRODUCTION sur son exploitation. Ce délai permettra d’avoir un ou plusieurs exemples types propre à votre milieu et à vos conditions de production ; c- Il faut se baser sur ses réalisations, son budget prévisionnel et les coûts de production standards de la spéculation pour avoir une idée du coût de production au cours des deux premières années d’exploitation. Concrètement, à titre didactique, prenons un exemple type et essayons de déterminer les coûts de production ou plutôt la NORME DE PRODUCTION D’UNE UNITE LOCALE ». De par sa simplicité au niveau comptable, nous nous proposons d’utiliser comme exemple l’élevage des poulets de chair pour cette étude de cas. ETUDE DE CAS ELEVAGE DE POULET DE CHAIR La détermination du juste coût de production d’une unité dans le cas d’espèce se fait en trois temps Dans un premier temps, déterminer le coût de production d’un poussin à 4 semaines d’âge avant prise en compte de la mortalité ; Dans un second temps, déterminer le coût de production d’un poussin à 4 semaines d’âge après prise en compte de la mortalité ; Dans un troisième temps, déterminer le coût de production d’une unité à 8 semaines d’âge. L’exercice de la détermination du coût de production phasé par phase/stade de développement est fondamental. Cela permet d’identifier les goulots d’étranglement et de prendre conséquemment les décisions de gestion en correction. Avec le temps, à la lecture des indicateurs technico-économiques, l’on pourra se passer de cet exercice. Mais au départ, il est conseillé de prendre le temps de le faire. OBSERVATION La durée d’élevage d’un poulet de chair est de 8 semaines max dont 4 semaines en poussinière. Au-delà de la 8ème semaine d’élevage, l’éleveur perd systématiquement de l’argent chaque jour car la croissance pondérale n’est plus significativement rentable. La rentabilité d’un élevage de poulet de chair est dans la rapidité de la croissance pondérale de par la capacité de l’animal à convertir efficacement un aliment de qualité généralement cher en chair. Détermination du coût de production d’un poussin de 4 semaines d’âge avant prise en compte de la mortalité Considérez un éleveur ayant acquis 5 300 poussins de chair d’un jour âge. Au bout de 28 jours, son point par sujet est le suivant les réalités peuvent varier selon les pays Postes de charge Montant supporté par poussin F CFA Achat du poussin 550 Provende 220 Produits vétérinaires 15 Salaires 70,25 Fournitures administratives 0,5 Eau 0,25 Electricité 15,98 Copeaux de bois 60 Autres charges dont transport 6,76 Amortissement 11,58 ———————————————— Total 950,32 Détermination du coût de production d’un poussin de 4 semaines d’âge après prise en compte de la mortalité Nombre de poussins achetés 5 300 Taux de mortalité 4,5% 240 sujets morts Effectif ayant atteint la phase d’engraissement 5 060 Estimation de la valeur des 240 poussins morts * 240 x 950,32 F/s = 228 076,80 F * Dans l’estimation, il a été considéré que tous les sujets sont morts au même moment plus ou moins. Sur le terrain, si le suivi est bien fait grâce aux outils de suivi – voir notre publication du 28 Janvier 2019, il est possible d’arriver à une estimation de la perte hebdomadaire. Répartition de la charge de la perte aux sujets vivants à l’entrée en engraissement 228 076,80 F/s / 5 060 s = 45,074 F Postes de charge Montant supporté par poussin vivant F CFA Valeur d’un poussin de 4 semaines 550 Quote part de la valeur des sujets morts à faire supporter par chaque sujet vivant 45,074 —————————————————— Valeur d’un poussin vivant à 4 semaines d’âge 595,074 F Détermination du coût de production d’une unité =poulet avant mortalité Postes de charge Montant supporté par une unité F CFA Poussin de 4 semaines 595,074 Provende 700 Produits vétérinaires. 10 Salaires 85,30 Fournitures administratives 0,395 Eau 1 Electricité 3 Copeaux de bois 130 Autres charges dont transport 7,175 Amortissement 16,178 ———————————————- Total 1 548,122 Effectif ayant atteint la phase d’engraissement 5 060 Taux de mortalité 0,5% 26 Effectif commercialisable 5 034 Estimation de la valeur des poulets morts en phase d’engraissement 26 s x 1 548, 122 F/s = 40 251,172 F* * Dans l’estimation, il a été considéré que tous les sujets sont morts au même moment plus ou moins. Sur le terrain, si le suivi est bien fait, il est possible d’arriver à une estimation de la perte hebdomadaire. Répartition de la charge de la perte en engraissement aux sujets commercialisables 40 251,172 F/s / 5 034s = 8 F Postes de charge Unité commercialisable F CFA Valeur d’un poulet commercialisable 8 semaines 1 548,122 Quote part valeur des sujets morts en engraissement 8 ———————————————————- Valeur d’une unité commercialisable 1 556,122 F CFA soit 1 557 F Le coût de production d’une unité de poulet de chair revient donc à F CFA 1557 soit €2,37 Pour un sujet d’un poids moyen vif de 2,5 kg, le coût de production du kilogramme vif reviendrait à F CFA 622,8 F soit €0,949 Quelle que soit la spéculation animale, végétale, piscicole, la procédure est identique même si les paramètres changent. STRATEGIE POUR UNE BONNE COMPETITIVITE Avant le lancement du projet ou de l’exploitation, en dehors des différents paramètres sur lesquels nous sommes revenus de long en large dans la première partie de cette publication voir la publication du 28/01/2019 et les éléments ci-dessus, plusieurs autres aspects devront être pris en compte pour pouvoir atteindre un bon niveau de compétitivité. Pénétrer les méandres de l’économie n’est pas notre but dans cette section ; il y a des ressources compétentes nettement mieux indiquées pour cela. Ici, nous souhaitons seulement, au regard des 3 particularités propres au monde agricole et précisées au début, attirer l’attention sur certains aspects clés de la compétitivité dans le secteur au regard de notre expérience. La vente des produits agricoles ne débutent pas à la récolte, ni à la collecte des œufs, ni encore au conditionnement des produits maraîchers, des fruits ou autres produits etc… LA VENTE NE SE CONCOIT PAS APRES LA PRODUCTION. La vente est déjà opérée, assurée pour tout au moins l’essentiel de la production vu les caractéristiques des denrées agricoles avant sa production, au tout début de la décision finale de s’investir dans telle ou telle activité et l’optimum de compétitivité pourra être atteint par les produits issus de l’exploitation lorsque l’on a bien ciblé 1. L’activité à mener utilité, impact sur le milieu… ; 2. La souche à élever ou les spéculations à cultiver ; 3. Le site de production localisation par rapport aux fournisseurs et au marché potentiel ; 4. Les équipements de production investissement ayant le meilleur rapport qualité/prix et avec une technologie embarquée pouvant facilement être entretenue par les ingénieurs locaux ; 5. Les besoins du marché visé ou des marchés visés ; 6. Les politiques d’approvisionnement et de commercialisation ; 7. La technique de production choix des matières premières, politique de rationnement, heures de service…maîtrise technique des spéculations et des coûts de production standards … ; 8. Le conditionnement du produit choix du format de présentation du produit, choix du type de conditionnement éventuel selon le segment du marché visé ; 9. La période de mise en vente du produit… -non exhaustif- Si tous ces différents paramètres cités ci-dessus sont pris en compte ou réajustés judicieusement, les produits issus de votre exploitation ne peuvent qu’être compétitifs ou parmi les plus compétitifs du segment du marché ciblé !!! Cependant, il est important de rester pragmatique et objectif car hormis les exploitations spécialisées assurant une ou deux spéculations, la plupart de nos exploitations en Afrique sont engagées au minimum dans cinq spéculations voire plus au regard de notre expérience. Aussi est-il difficile d’être compétitif sur toutes les spéculations dans lesquelles l’on s’engage à la fois. L’astuce, c’est d’avoir un ou deux produits phares compétitifs, avec une plus-value conséquente et très demandés par la clientèle. Ces produits phares, sur lesquels un accent particulier devra être mis au niveau commercial, pourront donc tirer » les autres produits de la ferme et ainsi, assureront l’image commerciale de l’exploitation et finiront par procurer une identité propre à votre ferme un ou deux produits peuvent tirer toute une série de produits de la ferme !!!. Cependant, VENDRE EST UNE CHOSE ET ETRE PAYE EN EST UNE AUTRE ! Gérer une activité agricole sans établir au préalable un budget, sans mettre en place un plan de trésorerie, c’est garantir son échec. La planification est une conditionnalité de la réussite. Aussi étonnant que cela puisse paraître, nombreux sont les acteurs du monde agricole en Afrique qui s’investissent dans des activités agricoles sans avoir établi au préalable un budget prévisionnel ou un plan de trésorerie et qui sollicitent à rebours l’assistance d’un conseil ou de techniciens pour corriger le tir et malheureusement, très souvent, il est déjà trop tard. Des centaines de milliers de francs ou des millions de francs y sont déjà engloutis…à perte !! Aussi banale que peut paraître l’activité agricole, c’est un monde de technicités multiples et d’une foultitude de détails. L’apparente banalité de l’agriculture attire beaucoup de personnes désireuses d’y investir mais qui sont non seulement mal aguerries mais également mal informées sur tout sur ce qui les attend dans la réalité de la gestion d’une exploitation agricole. Ce n’est pas un hasard si la formation d’ingénieur agronome est l’une des plus complètes et complexes qui soit au monde. En conséquence, pour bien gérer une entreprise agricole, il est absolument indispensable de 1. Etablir un budget ; 2. Connaître le cycle et les spécificités de sa production ; 3. Bien connaître son milieu d’installation, le marché visé et la capacité des fournisseurs ; 4. Etablir un plan de trésorerie réaliste et contextuel ; 5. Se poser toujours la question de l’utilité et de la pertinence de chaque investissement initié. Pour arriver à bien gérer la trésorerie, il faut avoir réalisé un budget de trésorerie ou plan de trésorerie réaliste intégrant parfaitement les trois premiers points ci-dessus énumérés, avoir une bonne maîtrise des ressources ventes, subventions, prêts… et des dépenses =budget des achats en effet, quand l’on connaît la quantité de produits à vendre, on doit être capable de chiffrer le montant des achats en partant des normes et standards propres à l’activité. Ces prévisions devront être détaillées au moins mensuellement. Parmi les paramètres pouvant rendre attractifs les produits, il y a les conditions de vente. A partir d’un certain volume de produits à mettre sur le marché, des délais de paiement s’imposent forcément et c’est un paramètre à intégrer vendre est une chose et être payé en est une autre !!! Il s’agira également de négocier forcément des délais de paiement avec les fournisseurs ; des délais au moins plus longs que ceux de recouvrement des créances afin de garder à flot sa trésorerie et poursuivre l’activité. DANS LE MONDE AGRICOLE, LES DIFFERENCES D’AMPLEURS ET DE RYTHMES ENTRE LES FLUX FINANCIERS D’ENTREES ET CEUX DE SORTIES SONT EXTREMEMENT VARIABLES ET SONT FONCTION DES TYPES D’ACTIVITES. CES DIFFERENCES DEVRONT ETRE TRES VITE BIEN MAITRISEES AFIN DE RESPECTER LES ENGAGEMENTS ENVERS LES FOURNISSEURS, LES BANQUES OU ORGANISMES DE CREDIT POUR GARDER LEUR CONFIANCE. EN CONCLUSION Nous tenons à préciser que le volet relatif à la commercialisation des produits agricoles proprement dite n’a pas été abordé en profondeur car c’est un sujet bien plus dense qui mérite à lui seul un article. Nous n’avons pas la prétention d’avoir été complet ; toutefois, nous espérons que cette publication faite en deux temps aura permis à de saisir la complexité et les spécificités du monde agricole, d’une activité agricole et les précautions à prendre en s’y engageant. Nous sommes convaincus que la terre ne ment pas » mais pour garantir le succès et un retour sur investissement rapide, il faut absolument savoir bien s’y prendre »… SeedsCore. Article publié le 18 fév. 2019
Le 05/03/2021 à 07h39 Env. 60 message Paris 92 Nous aussi plancher chauffant / rafraîchissant partout. Sauf sous sol. Je vous conseillerais de vérifier auprès de votre chauffagiste car si vous n’avez qu’un thermostat d’ambiance vous risquez de vite vous retrouver avec des pièces froides et d’autres chaudes. Exemple votre thermostat multimatic 700 est dans le salon thermostat principal. Il fait beau, vous avez des invités, la température monte. Le chauffage s’arrête. Les autres pièces de la maison ne seront plus chauffées puisque c’est le régulateur principal qui déclenche ou pas la circulation d’eau. Si vous faites comme nous du télétravail, notre bureau ne sera pas chauffé au delà de la température de consigne du régulateur principal. Il faudrait alors qu’on augmente la température du salon pour avoir plus chaud dans le bureau. Mais on aurait trop chaud dans le salon. Nous avons donc contacté un fournisseur de régulation spécialisée dans ces systèmes. Il me dit qu’il a des plaintes similaires toutes les semaines. Les chauffagistes aujourd’hui achètent des package pac + thermostats mais ne voient pas plus loin. A contrario si vous n’avez pas de thermostat vous ne pouvez que jouer sur les nourrices manuellement. Le fabricant de régulation ne conseille de ne pas prendre de thermostat, de bien faire régler la loi d’eau et la sonde extérieur avec la pac puis de venir installer un système de régulation qui vient activer les servomoteurs sur les nourrices et ce pièce par pièce. Ainsi on peut vraiment avoir chaque pièce avec une température différente. Et plus haute que dans le salon par exemple. Je ne sais pas si je suis claire mais voilà pour notre expérience. J’appelle aujourd’hui le chauffagiste pour lui en parler. Ce n’est pas plus cher que les thermostats vaillant plus les thermostats qui viennent limiter la température des pièces secondaires. Au-delà de cette question je suis plutôt convaincue par l’arotherm plus. J’ai lu beaucoup de revues dessus. Elle est silencieuse, fluide moins polluant, pas besoin de récupérer le gaz dans un récipient si réparation, elle permet de gérer des radiateurs normaux et du plancher chauffant plus ecs. Elle n’est pas trop miche non plus. Bon personnellement je reste sur ce choix. D’ailleurs bon rapport qualité prix pour nous. Si vous avez des infos à me donner une fois que vous savez quelle régulation vous aurez ce serait top! Merci et bonne journée Aqwzsx31 a écritAlors nous c'est un chauffage par plancher chauffant, nous n'avons pas de radiateur prévu. Je n'ai pas beaucoup parlé du réglage du chauffage, mais je sais qul est possible de fermer les clarinettes pour fermer un circuit de chauffage. Sur les radiateur je conseillerais des robinets thermostatique. 0
Hydrocarbures responsables Le pétrole est une énergie fossile dont les réserves sont limitées à l'échelle de la planète. De quoi est constitué le pétrole ? Comment l’exploite-t-on ? À quoi sert-il ? Retour sur les fondamentaux. De quoi est constitué le pétrole ? Comment se forme le pétrole ? Le pétrole, à quoi ça sert ? Comment trouve-t-on le pétrole ? Comment extrait-on le pétrole ? Où sont situés les gisements de pétrole ? Comment transporte-t-on le pétrole ? Le raffinage, une étape clé De quoi est constitué le pétrole ? Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures molécules formées d'atomes de carbone et d'hydrogène et de molécules contenant également d'autres atomes, principalement du soufre, de l'azote et de l'oxygène. Certains de ses constituants sont, à température et à pression ambiantes, gazeux méthane, propane, etc., liquides hexane, heptane, octane, benzène, etc. et parfois solides paraffines, asphaltes, etc.. Le pétrole contient des milliers de molécules différentes qu'il va falloir fractionner et transformer chimiquement pour obtenir des produits utilisables. Comment se forme le pétrole ? Le pétrole résulte de la dégradation thermique de matières organiques contenues dans certaines roches les roches-mères. Ce sont des restes fossilisés de végétaux aquatiques ou terrestres, de bactéries et d'animaux microscopiques s’accumulant au fond des océans, des lacs ou dans les deltas. Appelés "kérogène", ces résidus organiques sont préservés dans des environnements où les eaux sont dépourvues d'oxygène, se mêlant ainsi aux sédiments minéraux pour former la roche-mère. Pendant des dizaines de millions d’années, de nouveaux sédiments vont continuer à s'accumuler, entraînant la roche-mère à de grandes profondeurs. Généralement entre 2 500 et 5 000 m et sous l’action des hautes températures qui y règnent, le kérogène se transforme craquage thermique en pétrole liquide accompagné de gaz. À plus de 5 000 m, le pétrole "craque" à son tour et se transforme en gaz. Plus légers que l’eau, le pétrole et le gaz remontent vers des niveaux de roches poreuses roche réservoir dans lesquels ils sont confinés si ceux-ci sont surmontés de roches imperméables roche couverture. Si rien ne les arrête, ils suintent à la surface. C'est l'origine des "mares" de pétrole exploitées pendant l'Antiquité et décrites par Marco Polo que l'on peut voir par exemple au Moyen-Orient, au Venezuela et même en France. Déjà connu par les Romains, Le puy de la Poix dans l'Allier à proximité de Clermont-Ferrand est un suintement actif depuis au moins 2 000 ans. Concernant les émanations gazeuses, la plus célèbre est la Fontaine ardente au sud de Grenoble, décrite par Saint Augustin dès le IVe siècle et classée parmi les sept merveilles du Dauphiné. Lors de leur remontée vers la surface, les hydrocarbures peuvent rencontrer des failles ou des plis formant des "pièges" dans lesquels les hydrocarbures peuvent s'accumuler en grande quantité. Ce sont ces accumulations que recherchent les explorateurs pétroliers et qui deviendront, si l'accumulation est suffisante, des gisements exploitables. L’exploitation des pétroles de schiste Produit dans la roche-mère, une partie non négligeable du pétrole peut y rester piégée. Les roches-mères étant très peu poreuses et imperméables, leur extraction nécessite l'utilisation de techniques de stimulation » dont l’empreinte environnementale n’est pas neutre forages horizontaux et fracturation hydraulique. L’exploitation du pétrole de schiste représente la moitié de la production de pétrole des États-Unis. Définition La roche-mère est une roche argileuse présentant un aspect feuilleté d'où la dénomination huile et gaz de schiste. LE pétrole, à quoi ça sert ? Le pétrole est devenu, à partir des années 50, la première source d'énergie dans le monde. Il satisfait plus de 30 % des besoins énergétiques. C’est la principale matière première des carburants qui alimentent les transports voitures, camions, avions. C'est aussi une matière première irremplaçable pour l'industrie de la pétrochimie pour un grand nombre de produits de la vie quotidienne matières plastiques, peintures, colorants, cosmétiques, etc. Enfin, le pétrole sert aussi comme combustible dans le chauffage domestique et comme source de chaleur dans l'industrie, mais dans une moindre mesure ; il ne représente que 4,6 % de l'électricité mondiale, les autres sources d’énergie électrique étant nombreuses nucléaire, charbon, au gaz, hydraulique, éolienne Le pétrole satisfait plus de 30 % des besoins énergétiques de la planète. Les produits dérivés du pétrole les principaux polymères et leurs applications PVC polychlorure de vinyle, application tuyaux rigides gouttières, etc., gaines électriques, profilés, huisseries fenêtres. Jadis les disques 33, 45 et 78 tours. Polyéthylène basse densité objets pour l'industrie automobile, sacs d'emballage de supermarché, films travaux publics, tuyaux et profilés, sacs poubelles, articles injectés ménagers et jouets, sacs congélation. Polyéthylène haute densité bouteilles et corps creux, tuyaux, fibres, objets moulés par injection. Polytetrafluoroéthylène PTFE revêtement des poêles Tefal, autres applications en chimie, etc. Polypropylène articles moulés par injection pour les industries automobile, électroménager, ameublement, jouet, électricité, alimentation boîtes et bouteilles diverses, fils, cordages, films, sacs d'emballage, boîtier de phare, etc. Polystyrène et copolymères associés ABS emballages barquettes blanches, bâtiment isolation polystyrène expansé, Bic Cristal transparent, automobile, électroménager, ameublement bureau et jardin, jouets, bagages, emballages pour cosmétiques, médicaments et produits alimentaires, contreportes de frigo. Poly-isobutène, encore appelé caoutchouc butyl applications chambres à air. Polybutadiène BR utilisé principalement pour la fabrication des pneus. Styrène butadiène SBR rubber ou encore caoutchouc synthétique latex par exemple, styrène + butadiène élastomères. Applications pneus et joints, amortisseurs, tapis transporteurs, semelles, garnitures de pompes. Rentrent aussi dans la composition des bitumes pour rendre le revêtement plus souple. Acrylates et méthacrylates, polyméthyle méthacrylate PMMA. Applications en peintures, revêtement de surface, fibres, adhésifs, encres, verrières vitrages caravanes, avions, bateaux, verres de lunettes, lavabos, baignoires cabines de douches. Polyamides famille des nylons 6-6, 6 et 11, 12. Fibres d'habillement, pièces mécaniques de frottements, réservoir à essence, seringues. Kelvar tissé gilet pare-balle. Fibres et résines polyesters à partir de l'acide téréphtalique ex paraxylène+ éthylèneglycol fibre Tergal, polyéthylène téréphtalate PET pour bouteilles. Polyuréthanes polycondensation de diisocyanate et de diols. Exemple ex TDI toluène diisocyanate, MDI diphénylméthane 4-4 diisocyanate,ou HMDI version hydrogénée et pour les diols PEG polyéthylène glycol ou polypropylène glycol, PPG. Applications mousses rigides isolation thermique et phonique et semi-rigides rembourrage ameublement, garnissage des fauteuils, etc., revêtements et adhésifs, vernis peintures. En enduction pour rideaux, tentures, bâches et stores. Polycarbonate rentre dans la composition des gilets pare-balles, casques de motos, bidons, bouteilles, biberons, moulinets de canne à pêche, verres de sécurité, boîtiers photos, feux clignotants, etc. La consommation mondiale de pétrole représente 97,4 millions de barils par jour Mb/j en 2017, soit l'équivalent de 1 127 barils ou 179 000 litres par seconde. Quelle est l'origine de l'unité baril de pétrole ? L'origine de cette unité remonte aux années 1860-1870. À cette époque, des barils fabriqués pour d'autres industries et commerces whisky, huile de baleine, sel, poissons, etc. étaient employés pour le stockage et le transport par train, bateau ou même diligence du pétrole. Leur capacité variait de 30 à 50 gallons américains de 110 à 190 litres. Pour une question de rationalisation, il fut convenu d'utiliser des barils de 40 gallons 151 litres. Mais ces barils en bois n'étaient pas parfaitement étanches et pour être sûr que le client ne soit pas lésé, on décida de surdimensionner de 5 % le volume des barils qui passèrent à 42 gallons 159 litres. Ces tonneaux de chêne réalisés par des menuisiers coûtaient beaucoup plus cher que le contenu. Quand le commerce du pétrole devint plus important, on utilisa des moyens plus appropriés oléoducs, citernes mais en gardant toujours la même unité. En fait, lorsque l'équivalence "1 baril = 42 gallons" s'imposa définitivement, la plupart du pétrole n'était déjà plus transporté de cette manière. Le double "b" de l'abréviation" bbl" et non " bl" est encore sujet de discussion ! Il viendrait du "b" de blue barrels, semble-t-il parce que la Standard Oil of California utilisait des barils bleus pour les distinguer de ceux des autres compagnies, ou, selon une autre version, parce que la couleur bleue identifiait les barils de 42 gallons, ou enfin selon une troisième pour les distinguer des autres barils contenant notamment du whisky. Comment trouve-t-on le pétrole ? L’exploration pétrolière commence par l’identification d’indices permettant de supposer où se trouve le pétrole et en quelle quantité. Géologue et géophysicien collaborent à cette enquête minutieuse à fort enjeu économique qui commence à la surface de la terre pour descendre vers le sous-sol. La géologie pétrolière ou l’observation de la surface C’est la première étape, qui permet de repérer les zones sédimentaires méritant d’être étudiées plissements, failles, etc.. Les géologues utilisent des photographies aériennes et des images satellites puis vont sur le terrain examiner les affleurements. Ces derniers peuvent en effet renseigner sur la structure en profondeur. Ensuite l’analyse en laboratoire d’échantillons de roche prélevés permet de déterminer l’âge et la nature des sédiments afin de cerner les zones les plus prometteuses. Cette étape représente 5 % du budget consacré à la prospection. La géophysique ou l’étude des profondeurs Son objectif donner le maximum d’informations pour que les forages soient entrepris ensuite avec le maximum de chance de succès. Il s’agit essentiellement d’accumuler des données sismiques riches en informations, grâce à une sorte d’"échographie" du sous-sol ou "sismique réflexion". Ces données sont obtenues à l’aide de vibreurs pneumatiques ou autres qui génèrent de mini-ébranlements du sous-sol. Les signaux recueillis en surface sont traités par de puissants logiciels de calcul qui reconstituent l’image du sous-sol. Les pièges possibles mis en évidence sont classés selon leur probabilité d’existence et leur volume prévisionnel. Cette étape représente 15 % du budget consacré à la prospection. Vérification des hypothèses C’est l’étape du forage d’exploration qui seule permet de certifier la présence de pétrole. On perce la roche à l’aide d’un trépan. À terre, l’ensemble du matériel est manipulé à partir d’un mât de forage. En mer, l'appareil de forage doit être supporté au-dessus de l'eau par une plateforme métallique spécialement conçue. Le coût du forage d’exploration varie de 500 000 € à terre, à 15 M€ pour les puits en mer. Cette étape qui dure de deux à six mois est la plus lourde dans le budget d’exploration 60 % en moyenne. Évaluer la rentabilité du gisement Avant d’envisager l’exploitation, il faut évaluer la rentabilité du gisement volume des réserves récupérables et conditions de production ne peuvent être déterminés qu’en procédant à des forages de délinéation en vue de délimiter le gisement. Des équipes pluridisciplinaires constituées de géologues, de géophysiciens, d’architectes pétroliers, de foreurs, de producteurs et d’ingénieurs de gisement sont chargées d’étudier les résultats issus de la phase de prospection. Leurs conclusions sont déterminantes pour limiter les risques financiers que prennent les compagnies pétrolières. En effet, sur cinq forages d’exploration, un seul, en moyenne, met en évidence une quantité de pétrole suffisante pour justifier économiquement son exploitation. Comment extrait-on le pétrole ? C’est la phase d’exploitation du gisement qui demande la mise en place de tout l’équipement nécessaire forage de production appelé "puits de développement", installation de production, équipements de traitement et de comptage et système d’évacuation du pétrole. Cette phase, qui représente 40 à 60 % du coût total d’un projet, s’étale sur deux à trois ans. La technique de forage la plus répandue est celle du forage Rotary qui s’est beaucoup renouvelée, en particulier avec les forages déviés — permettant de contourner un obstacle souterrain — ou horizontaux — permettant de traverser le réservoir sur toute sa longueur. Les puits multidrains, quant à eux, permettent de limiter le nombre de forages, en traitant plusieurs parties du réservoir à partir d’un point unique. Où sont situés les gisements de pétrole ? On dénombre environ 30 000 gisements rentables, de quelques dizaines à quelques centaines de km2. Parmi eux, l’on distingue 450 à 500 gisements dits "géants" avec des réserves supérieures à 70 millions de tonnes, dont une soixantaine de "super-géants" avec des réserves supérieures à 700 millions de tonnes. Ces gisements sont très inégalement répartis 60 % des "super-géants" sont au Moyen-Orient et représentent 40 % des réserves prouvées de la planète. Les 2/3 des réserves mondiales de pétrole sont concentrées au Moyen-Orient. Les réserves prouvées une notion clé Dans la mesure où le pétrole n’est pas une énergie renouvelable, l’évaluation des réserves revêt de l’importance. Les réserves correspondent aux volumes de pétrole récupérables aux conditions techniques et économiques du moment dans des gisements exploités ou en passe de l’être. Les réserves prouvées sont les quantités de pétrole dont l'existence est établie et dont les probabilités de récupération dans le cadre des données disponibles, de la technique d'extraction et des conditions économiques, sont d'au moins 90 %. En moyenne seul 35 % des volumes de pétrole contenus dans les gisements est récupéré. Une amélioration des techniques d’extraction peut permettre d’accroître les réserves ; techniques qui, avec un prix élevé du baril, peuvent devenir rentables. Le pétrole offshore Les bassins sédimentaires offshore situés par moins de 500 mètres d'eau représentent plus de 30 millions de km2, soit une superficie équivalente à celle de l'Afrique. C'est dans cette tranche d'eau que l'on trouve une grande partie des réserves et de la production mondiale actuelles 30 % de la production mondiale, 20 % des réserves. La production offshore est donc indispensable à notre approvisionnement énergétique. La production par grande profondeur d'eau > 1 000 m d'eau a connu des avancées technologiques majeures. Cette production reste cependant particulièrement complexe et coûteuse, et représente, encore aujourd'hui, un challenge technologique, les cibles de l'exploration étant toujours plus profondes, plus complexes. La production de pétrole offshore était en 2017 de 27 Mb/j soit 29 % de la production mondiale. Les trois plus gros producteurs sont l’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie. Comment transporte-t-on le pétrole ? Les zones de production étant concentrées géographiquement, elles sont souvent éloignées des zones de consommation vers lesquelles le pétrole devra être acheminé, par voie maritime ou par oléoduc le principal atout du transport maritime est la souplesse à chaque instant, on peut modifier la destination d'un navire, l’oléoduc ou pipeline représente un lourd investissement, mais il offre un faible coût d’utilisation. Le raffinage, une étape clé Le pétrole brut n’est pas utilisé tel quel, mais transformé en différents produits finis carburants, combustibles, matières premières pour la pétrochimie et autres produits spécifiques bitume, huiles lubrifiantes. C’est l'objectif du raffinage mettre à la disposition du consommateur des produits de qualité, dans le respect de normes précises, notamment environnementales, et aux quantités requises par le marché. Cette étape regroupe différentes opérations • l’obtention de produits intermédiaires par distillation Les trois principales "coupes" pétrolières sont obtenues dans une tour de distillation les légers gaz, naphta et essences, les moyens kérosène, diesel et fuel domestique et les lourds fuel lourd ou résidu atmosphérique. • l’amélioration de la qualité Cette opération consiste à éliminer, dans les différentes coupes, certains composés indésirables comme le soufre. • la transformation de coupes lourdes en coupes légères À l'aide de procédés dédiés, les produits lourds de moins en moins consommés type fuel lourd sont transformés en produits moyens fortement demandés essence et kérosène. Les unités de raffinage impliquées sont "spécifiques". Elles doivent généralement travailler à haute température et/ou forte pression pour générer des hydrocarbures plus légers, par craquage, et améliorer leur qualité, la plupart des composés indésirables soufre, métaux, etc. étant plutôt concentrés dans les coupes initialement lourdes. • la préparation finale des produits par mélange On obtient les produits finis par mélange des produits intermédiaires ou semi-finis. Pour faire face à cette série d’opérations, les raffineries doivent disposer d’importants volumes de stockage, d’installations de réception des produits bruts et d’expédition des produits finis. Les étapes du raffinage Fil d'actualités